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mardi 11 octobre 2011

Maki, son origine

Le vrai nom du Maki est maki-sushi.
A l'origine le Maki a été créé pour répondre au besoin des yakusas qui fréquentaient les tripots et qui ne voulaient pas avoir les mains pleines de riz quand ils jouaient aux cartes et qu'ils dégustaient leurs sushis en même temps. C'est pour cela que les sushis furent entourés d'une feuille d'algue.

Rappelons que les yakusas... c'est comme qui dirait...la mafia japonaise

Delikatessen

Capitale cosmopolite, Berlin était jadis célèbre pour ses asperges et les petits navets dont Goethe vanta l’excellence. Les spécialités qu’on y déguste restent un voyage de découverte.


La cuisine berlinoise des grands restaurants a toujours subi, depuis Frédéric le Grand, une influence française très marquée mais arrangée à l’esprit allemand, comme cette spécialité appelée  « Delikate Kleiningkeit » (Délicate petite chose) : une escalope de veau sautée avec des asperges, servie sur canapé et nappée de sauce béarnaise. Pourtant les vrais Berlinois préfèrent le « Berliner Riesenbratwurst mit Kartiffelsalat » : une saucisse géante poêlée, accompagnée d’une salade de pommes de terre, servie avec une « Berliner Weisse », bière « blanche » allongée de sirop de framboise…Ils aiment aussi le concombre, mariné au vin aigre, braisé au beurre ou en salade à la crème et à l’aneth. La côte de bœuf bouillie garnie de betterave en salade ou l’omelette aux restes de bœuf sautés à l’oignon, servie avec de la laitue à la sauce aigre, sont typique du répertoire berlinois, de même que, en hiver, les plats de gibier. Si le cuissot d’élan en sauce aigre-douce à disparu, on trouve le sanglier au chou rouge ou le chevreuil aux airelles et aux pommes à la cannelle.

lundi 10 octobre 2011

Le Thon Rouge

Le thon, c’est bon !

Le thon frais pare superbement les étals des poissonniers par sa taille imposante
 Les thons comptent 54 espèces différentes.


Le thon rouge, un méditerranéen qui doit son nom à la couleur de sa chair, il peut peser jusqu’à 900 kg. Sa chair doit être d’un rouge brillant à l’achat
Ce n'est pas parce que la France s'est prononcée fin février pour l'interdiction du commerce international du thon rouge qu'elle en interdit la commercialisation nationale. Il n'est donc pas étonnant de continuer à trouver du thon rouge chez son poissonnier ou dans certains supermarchés, même si plusieurs enseignes ont banni le thon rouge de leurs étals : Auchan, qui avait pris les devants fin 2007, Carrefour un an plus tard. Ont suivi les poissonniers et restaurateurs de la principauté de Monaco, en avril 2009, et les Relais et châteaux, en janvier.


Les thons rouges (Thunnus thynnus) ou thon de Méditerranée est le plus gros, il peut peser jusqu’à 900 kg, sa chair est rouge. Ils se reproduisent en mai-juin en Méditerranée occidentale et s’en vont ensuite en été nager entre l’Atlantique et les mers arctiques. Ils peuvent se permettre des voyages très longs puisqu’ils sont capables de pointes de 80 Km/heure.
Les thons sont, comme nous venons de le voir des poissons du large, mais ils peuvent côtoyer les rivages ainsi que le fait le thon rouge d’Europe. Les thons peuplent essentiellement les eaux chaudes de tous les océans même si certaines espèces remontent assez haut en latitude 


L’une des espèces marines les plus fascinantes
Le Thon rouge atlantique est réparti dans l’ensemble de l’Atlantique Nord et des mers adjacentes (en particulier la Méditerranée), depuis l’équateur jusqu’au nord de la Norvège, et du golfe du Mexique jusqu’à la Mer Noire. Il effectue d’importantes migrations, suivant des voies qui relient les régions froides où il se nourrit, aux régions chaudes dans lesquelles il se reproduit.

Lire cet article extrêmement intéressant  en entier ici : http://www.ifremer.fr/com/dossier-presse/21-08-06-zoom-thonrouge.pdf

Le Thon rouge est malheureusement menacé de disparition à cause de la pêche intensive qu’en font les Japonais (même s’ils s’en défendent) très friands de sa chair.
Le thon d’élevage fait pour palier à cet excès de pêche est malheureusement nourrit avec des farines et autres nourritures inadaptées ce qui le rend bien trop gras. Il est facile, à la cuisson de faire la différence : le thon sauvage ne « rend » pas d’huile, alors qu’une tranche de thon d’élevage en « rend » plusieurs cuillères !!!!

Le Thon Germon

C’est un résident de l’atlantique, il porte aussi le nom de Thon Blanc en raison de la teinte blanc rosé de sa chair. Son poids peut atteindre 30 kg. Ce poisson se commercialise en été. Sa région de prédilection reste le Pays Basque.
Les thons blancs (germo alalunga) de l’Atlantique appelé aussi thon germon est plus petit et a une chair blanche. Ils occupent en hiver les eaux situées au niveau des Açores et des Canaries qui sont leur aire de reproduction, la période de frai dure de mai à juin, ils peuvent pondre jusqu’à 3 à 4 millions d’œufs. Puis ils vont passer l’été dans les eaux plus froides jusqu’en Islande, car ils aiment les eaux à 15°.

Moins pêché que le Thon rouge, il est malheureusement, lui aussi en surpêche dans certaines régions du monde.

La Bonite

Souvent utilisée dans les condiments japonais, est l’espèce de thon la plus petite et vit en Méditerranée et dans le sud de l’Atlantique

La pêche de bonites dans le monde
L’état des stocks varie selon l’espèce, d’après la FAO. Le nombre total de prises de thons a dépassé les 6 millions de tonnes pour la première fois en 2002, (11 % de la valeur totale des poissons pêchés pour la consommation mondiale).http://www.consoglobe.com/bonite-thon-qu-on-peut-acheter-cg

Le Thon Albacore

Ce n’est pas un habitué des poissonneries, car on le destine à la conserverie.
Poissons hauturiers des mers chaudes et tempérées, leurs déplacements sont régis par la température des eaux et notamment par les mouvements des fronts thermiques ; en zone intertropicale, ils sont présents pratiquement toute l'année. Parmi les Scombridae, les thons présentent une particularité tout à fait exceptionnelle chez les poissons : il s'agit de la régulation de la température interne du corps. Celle-ci peut dépasser de 10°C la température ambiante ; cette régulation thermique est rendue possible grâce à un système circulatoire sous-cutané développé et un métabolisme élevé. 
Ils sont grégaires et voraces ; ils poursuivent les bancs de petits poissons pélagiques, de céphalopodes et de crustacés planctoniques dont ils se nourrissent. Le thon albacore est une espèce pélagique d'eau chaude qui existe dans tout l'Atlantique tropical ; c'est d'ailleurs la plus tropicale des espèces de thons. Elle est grégaire ; les bancs des jeunes individus sont fréquemment mêlés à d'autres espèces telles que la bonite à ventre rayé et le thon obèse (patudo). 
Bien que pélagique et océanique, l'albacore vient régulièrement à la côte au cours de ses migrations. Son régime alimentaire est varié et fonction des disponibilités locales ; il marque cependant une préférence pour les poissons volants et autres petits pélagiques. Sa chair très estimée lui confère une valeur commerciale importante. L'albacore atteint 150 à 170 cm de long et exceptionnellement 250 cm. Sa croissance est très rapide : à 2 ans le jeune albacore pèse 6 kg et à 4 ans, 60 kg ; le poids maximum observé est de 176,35 kg. 

Boîtes de thon : la tromperie

Vous pensez achetez du thon en boîte? Oui, mais vous n’achetez

pas tout à fait ce que vous pensiez : une étude menée par Greenpeace
révèle la tromperie sur le contenu des boîtes de thon.


Boîtes de thon : le scandale étonne

Le Thon, le steak de la mer

Le steak de la mer

On compare souvent la chair du thon à celle de la viande.
Le thon rouge évoque le bœuf tandis que le thon blanc rappelle le veau.
Comme celle de la viande, leur chair est très serrée et nourrissante (comptez 150g maximum par personne)
On  l’achète en tranches que l’on cuira entière à la manière d’une pièce de veau, ou coupées en morceaux réguliers. Sa chair appelle les tomates, les poivrons, l’oignon, l’huile d’olive, tout ingrédient familier de la cuisine basque ou provençale ; elle se prête au braisage et la cuisson au four mais supporte moins bien le gril  ou la cuisson à la poêle qui tendent à la dessécher.
On peut aussi préparer le thon cru, à la mode japonaise. Cette préparation exige un poisson d’une grande fraîcheur. Taillé à la manière d’un carpaccio en fines lanières, ou du tartare, en tout petits dés, on le laisse mariner dans du jus de citron mélangé si on le désire avec de l’huile d’olive. On peut disposer autour du tartare, en petits tas,  des échalotes, de la ciboulette, du persil hachés, du sel et du poivre (toujours très décoratifs sur une assiette), et pourquoi pas, un jaune d’œuf : chacun assaisonnera à sa convenance.

dimanche 9 octobre 2011

Les poivrons




Gorgés d’eau et de soleil, ces légumes de la belle saison évoquent les vacances, la garrigue provençale...
Ces légumes illuminent notre table de mille manières

De saveur douce et fruitée, le poivron appartient pourtant à la même famille que le brûlant piment. L’Europe le découvrit au XVIe siècle. Mais il s’est rapidement imposé dans nos assiettes  et représente aussi bien la cuisine de terroir que l’exotisme.

Le chou

Le chou

C’est sûrement l’une des plantes que l’homme a le plus utilisées pour se nourrir car il poussait à l’était sauvage. Sa culture pourrait remonter à l’époque préhistorique, mais aucune preuve ne vient étayer cette affirmation, car on n’en a pas trouvé trace dans les sites archéologiques.
Caton, dans son « de re rustica » disait : « Il favorise la digestion et dissipe l’ivresse. Si dans un repas, vous désirez boire largement et manger avec appétit, manger auparavant des choux crus, confits dans du vinaigre, et autant que bon vous semblera ; mangez-en encore après le repas. Le chou entretient la santé. On l’applique sur les plaies et tumeurs. Il guérit tout. »
Celtes, Germains et Romains ont toujours été grands consommateurs de choux. Il se décline en un nombre impressionnant de formes et de variétés : choux pommés ou cabus puis les choux vers ou frisés. Arrivent les choux de Milan à la fois pommés et frisés. N’oublions pas les choux rouges au feuillage rouge violacé rutilant. Ajoutons les choux-raves, choux-navets ou rutabagas. Ne négligeons pas les choux de Bruxelles petits bourgeons latéraux qui se développent à l’aisselle des feuilles, les brocolis et les étonnants choux –fleurs à la belle couleur blanche.
Le chou peut accompagner tous les plats. On le mange farci ou cru, râpé en salade ou encore cuit en choucroute.


Le chou de Saint Saëns était cultivé en Seine-Maritime et dans le pays de Bray. Il peut dépasser un mètre de diamètre et dépasser 20kg. Ce magnifique chou a bien failli, comme beaucoup de choux régionaux oubliés, délaissés, disparaître. Il est cité dans la littérature horticole depuis 1854, ainsi que dans le catalogue Vilmorin de 1904 et il doit sa sauvegarde à un horticulteur du Pays de Bray qui le cultive depuis l’âge de quatorze ans ; il est de taille exceptionnelle et ne passe pas inaperçu dans le potager avec une envergure facile de 1,30 m et sa pomme légèrement pointue de 20kg. Ses grandes feuilles sont vert-ardoisé avec des nervure rose-foncé. Outre sa beauté, ses grandes qualités sont sa saveur et sa longue conservation hivernale. Jadis, on l’accrochait avec ses racines dans celliers ou caves, où il pouvait continuer à nourrir des familles d’octobre à Mars.

La tomate

Découverte au XVe siècle par Christophe Colomb en Amérique du Sud, elle arrive un siècle plus tard en Espagne et à Naples. Ronde, rouge ou jaune, elle est baptisée pomodoro "Pomme d'Or" ou "Pomme d'Amour"
Depuis cette époque, elle a conquis toutes les tables grâce aux multiples saveurs de  ses 12 000 variétés. Découvrez les tomates incontournables de l'été. Autant de variétés que de goûts.


De l’Amérique latine à l’Italie en passant par les Etats-Unis ou la Chine, premier producteur au monde, la tomate séduit le monde entier.  En sauce, en conserve, en condiment ou à la fraîche, la tomate est incontournable dans toutes les cuisines. Et c’est tant mieux !
Pour seulement 15 calories aux 100 grammes, la tomate ne mégote pas ses atouts nutritionnels. Elle contient de la vitamince C  (10 à 20 mg au 100 g), de la vitamine E  et du bétacarotène.   Trois vitamines antioxydantes,  qui agissent en synergie. Une heureuse composition, que le lycopène, ce pigment qui donne à la tomate son beau rouge, vient encore améliorer ! En effet si les antioxydants   jouent un rôle majeur dans la lutte contre le stress oxydatif, le lycopène lui serait efficace dans la prévention des cancers. Et la tomate ne s’arrête pas en si bon chemin : en effet ce légume-fruit ultra léger complète agréablement les apports en minéraux, magnésium (10 mg au 100 g) et calcium (9 mg aux 100 g) notamment. Les Italiens par exemple ne s’y sont pas trompés : depuis son arrivée, via Naples (possession espagnole au XVIe siècle), la tomate est devenue la base de nombreuses recettes. Aujourd’hui, ce légume-fruit est un incontournable tant au rayon fruits et légumes qu’à celui des conserves, sauces et autres condiments.

La tomate qu’il vous faut

Mais justement, parmi toutes les déclinaisons de la tomate, lesquelles privilégier pour profiter de ses bienfaits ? Petit guide…

Le Ketchup : A l’origine, le ketchup est …chinois. Au XVIIe siècle les Anglais ramenèrent d’Asie du « Ke Siap », une sauce piquante qu’ils adoucirent avec du sucre et de la tomate. Les Américains industrialisèrent la recette en remplaçant le sucre par du sirop de glucose, fabriqué à partir de maïs (dont les champs chez eux ne manquent pa) ! Résultat : une sauce aigre -douce, riche en sucre, en sel et en lycopène, qui trône (hélas) en bonne place sur la table !!
Les concentrés de tomates : Obtenus après réduction d’un coulis de tomates, ces concentrés, à la texture très épaisse, contiennent du sel mais pas de sucres ajoutés. Commercialisés en boîtes de conserves ou en tube, ils facilitent la réalisation des pizzas, des plats en sauces, des lasagnes, etc

Les sauces tomate : à mélanger directement dans les pâtes, les sauces-tomates sont de plus en plus élaborées. Revers de la médaille : plus elles contiennent d’ingrédients (huile d’olive, fromage, viande etc.)  plus leur valeur calorique augmente. Si vous surveillez votre ligne, n’hésitez pas à comparer la teneur en calories des différentes sauces et évitez de noyer les pâtes sous l’huile d’olive et le parmesan !

Les tomates fraîches : Pendant des années, le calibrage et la résistance ont dominé la sélection des variétés. Résultat : les tomates, quasiment toutes identiques - même forme, même poids - se conservaient longtemps mais... elles n’avaient plus beaucoup de goût. Des critiques  ont été entendues par les professionnels qui depuis les années 90 ont travaillé sur la saveur et la diversité. Et les tomates aujourd’hui s’affichent en branches, en grappes, en rond, en ovale, en mini, en charnue... Des variétés qui offrent des saveurs et des utilisations différentes mais dont le profil nutritionnel reste identique :

Les tomates cerise, les cœurs de pigeons, de forme plus allongée font les délices des apéritifs.
La romaine, goûteuse et peu juteuse, est idéale dans les sandwichs et les
ratatouilles.
La tomate en branche ainsi que les espèces plus rustiques comme le cœur de bœuf sont extrêmement savoureuses en salade ou à la croque au sel.
Quant à la tomate classique si elle se prête à toutes les recettes, elle est la prima donna des tomates farcies

Les légumes secs

Encore appelés légumineuses

Actuellement leur consommation demeure faible et c’est dommage car il s’agit d’aliments riches en ressources : protéines végétales, magnésium, fer…

Leur digestibilité dépend des techniques de cuisson.

Les principales légumineuses :

Haricots secs
Pois secs
Fèves
Lentilles
Soja.

Depuis l’Antiquité, l’homme associe légumes secs et céréales. C’est un complément indispensable à une alimentation équilibrée (céréales + légumes secs = protéines complètes

Les combinaisons sont nombreuses


Légumes secs                                    Céréales                    Origine
Haricots rouges                       Maïs                            Amérique du Sud
Soja                                        riz                                Asie
Pois chiches                 semoule de couscous               Afrique du Nord

Valeurs alimentaires des légumineuses


                                   Calories           Protéines          Graisses
Haricots secs               341                  22                    1,5
Lentilles                       345                  24,2                 1,8
Fèves                          343                  23                    1,5
Pois secs                     345                  22,5                 1,5
Soja                            335                  38                    18


Les haricots

On trouve un très grand choix de variétés, du haricot blanc jusqu’au haricot vert, sans oublier les haricots noirs, les rouges, les jaunes ou les marbrés.
Leurs goûts sont très différents selon les variétés.
Les haricots ont mauvaise réputation quant à leur digestibilité.
Il faut savoir que parmi les nombreuses variétés, il est possible de trouver des haricots qui ne soient pas de haut rendement, à peaux fines, de bonne digestibilité et de saveurs agréables.

Les lentilles

Tout le monde connaît les lentilles certains les ont même échangées contre un droit d’aînesse.
En France la variété la plus connue est la lentille du Puy. Il existe d’autres variétés, de couleurs différentes, notamment la lentille corail, la plus petite, dont la cuisson est  extrêmement rapide.
Les lentilles bien cuites sont très digestes et ne provoquent pas de flatulences.
L’association lentilles/saucisses peut engendrer des troubles digestifs.

Les fèves
La fève est l’une des plus anciennes légumineuses. Elle peut être consommée fraîche ou séchée.
Consommée sèche, il convient de la débarrasser de sa peau particulièrement indigeste.

Les pois chiches
Il est devenu le légume du couscous. Pourtant, ses utilisations sont nombreuses. Leur seul inconvénient : une cuisson longue.
Riche en protéines
Pour assurer une meilleure digestibilité, il est conseillé de les faire tremper la veille. Les égoutter, puis les frotter dans un linge avec du gros sel pour les débarrasser de leurs peaux.

Les pois cassés
Connu surtout pour ses soupes et ses purées, le pois cassé est pratiquement tombé dans l’oubli
Intéressant pour son assimilation puisqu’il présente l’avantage d’être débarrassé de sa peau contrairement aux pois entiers.

Le soja
Il tient une place tout à fait particulière dans les légumineuses.
Il est très riche en protéines particulièrement équilivbrées. Il existe de nombreuses préparations à base de soja :
Sauces de soja
Pâte au soja
Soja fermenté
Tofu (caillé de soja)
Grains de soja
Germes de soja
Farine de soja

Cette richesse dans la variété de ses présentations permet une grande diversité de recettes.
L’origine du mot soja (ou soya) est chinoise
On peut manger du soja de la soupe au dessert, en retrouvant ) chaque fois des goûts et des saveurs différents.

Le Lièvre

Selon son âge, le lièvre reçoit des apprêts différents. Le levraut (de 2 à 4 mois, 1,5 kg environ) se fait rôtir ; le trois/quart (de 7 à 8 mois, de 2,5 à 3 kg) fournit de très bons râbles à rôtir et des sautés. Comme le lapereau de garenne, il se reconnaît à la fragilité de ses oreilles et à la finesse de ses pattes. Le jeune animal possède aussi une protubérance grosse comme une lentille à l’articulation inférieure de la patte avant. Cette particularité disparait chez le sujet âgé. C’est lui que nous préférons traiter en cuisine, car il donne de meilleurs résultats. Le capucin (à partir de 1 an, de 4 à 6 kg) se répare surtout en civet, daube, terrine et pâtés. Son poil est terne, les dents commencent à jaunir, les griffes sont longues et le bec écrasé. A l’achat, vérifiez scrupuleusement l’état du lièvre, car souvent, les plombs font des blessures qui le rendent difficile à préparer et parfois, impropre à la consommation.  C’est un gibier qui s’altère facilement. Il doit être consommé frais. Joseph Favre, auteur du plus fameux dictionnaire de cuisine (fin du XIXe siècle)  que je connaisse, dit : « Les formules appliquées aux lièvres sont nombreuses ; il en est même qui n’auraient jamais dû voir le jour ». I ajoute plus loin : « Il ne faut jamais se départir de ce principe qu’un lièvre rôti à la broche (ou au four) sans être mariné, doit être très frais, seule condition pour pouvoir le cuire à point. Au contraire, le lièvre plus ou moins avancé, doit être mariné, et, dans ce cas, la cuisson devra être double, il devra être braisé, car sa chair devient sèche aussitôt qu’elle a perdu son point saignant... ».
Attention à la découpe, qui doit être franche, afin de ne pas briser les os. Pour l’éviter, cherchez les articulations.
Les garnitures du lièvre sont la purée de marrons ou les marrons entiers, toujours cuits avec une branche de céleri, la purée ou le gratin de céleri-rave (avec des pommes) et, bien sûr, les gelées de groseille, de myrtille ou d’airelle, la marmelade de pommes non sucrées. Les poires vont aussi très bien avec le râble. Essayez enfin la purée de patates douces cuites dans un très léger caramel aux épices : un vrai délice

Le Cèpe de Bordeaux ou Cèpe du Périgord


Noble parmi les nobles, le Cèpe de Bordeaux est très prisé car c'est un comestible de premier choix. Les halles parisiennes étaient autrefois fournies par les récoltants bordelais ; d'où son nom.
Excellent comestible, le Cèpe de Bordeaux est un champignon à tubes des forêts mixtes. Il se développe en association non stricte avec le chêne, le hêtre et l'épicéa.
Jeune, la forme du chapeau brun sera hémisphérique, puis étalée, mais toujours convexe. Vieux et gorgé d'eau, le chapeau se creuse. Il peut mesurer jusqu'à 25 cm, d'un beau marron se dégradant vers un fauve, plus clair en bordure. Une fine marginelle blanche est longtemps visible. Il est charnu et son revêtement peut parfois sembler lubrifié.
Son pied est robuste, ventru. Jeune, il est rond et donne au champignon une allure de bouchon de champagne. Il est blanc et parcouru de réticules sommitaux parfois peu visibles, blanchâtres sur fond pâle ou un peu marbré de roussâtre.
Si la saison est favorable, une première poussée de cette espèce peut apparaître en juin, mais l'automne reste sa meilleure période. On le rencontre aussi bien sur les sols siliceux que sur les sols calcaires fortement couverts d'humus. Son aire de répartition, très vaste, s'étend de l'Afrique du Nord à la Suède. C'est un champignon mycorhizique et, s'il vient seul, il n'est pas rare de lui trouver des voisins à proximité (certains parlent de cercles de sorcières).
À l'état adulte, la taille du Cèpe de Bordeaux peut être imposante, mais sa chair se révèle alors spongieuse et souvent parasitée par de petits vers.

Le Cèpe bronzé ou Cèpe tête de nègre


C'est une espèce voisine du Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), mais elle s'en distingue par la couleur plus foncée du chapeau, d’un brun sombre à reflets bronzés, allant jusqu’au noir, et par son caractère plus méditerranéen. On peut cependant le confondre avec la forme sombre du Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis fuscoruber).
Le Cèpe Bronzé recherche les endroits chauds et ensoleillés… on parle d’espèce thermophile. En région parisienne, il reste donc assez rare.
Il pousse en troupes parfois nombreuses sous les chênes ou sous les châtaigniers, dès la fin de l'été et en automne. Contrairement à des croyances répandues, il n'est pas lié aux conifères, et n'apparaît pas forcément sur des terres anciennement brûlées (allusion à la couleur du chapeau). Il affectionne les clairières ou les orées bien exposées (sud), et apparaît quand le sol s'est bien réchauffé. On le trouve souvent parmi les herbes desséchées par l'ardeur du soleil.
Jeune, le chapeau foncé a un aspect velouté et mat. Puis il se teinte de plusieurs nuances qui vont du brun roux au marron beige. Avec l'âge, sous l'action du soleil et du vent, il peut se décolorer et se craqueler. C'est à ce moment-là qu'il atteint sa dimension maximale, jusqu'à plus de 20 cm exceptionnellement. Le dessous du chapeau reste blanc crème pendant longtemps avant de jaunir. Le pied trapu à obèse, est entièrement réticulé de blanchâtre sur fond roux vif.

Le Cèpe d’été ou Bolet réticulé



Bien qu’un peu moins charnu, il est assez semblable au Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), mais comme son nom l'indique, sa saison de prédilection est la fin du printemps et le début de l'été. On le rencontre surtout dans les forêts de feuillus. Le cèpe d'été préfère les sols siliceux, acides, légers et bien drainés, pas trop humides, encore moins détrempés.
Son chapeau à cuticule mate, presque veloutée, mais jamais excessivement visqueuse, peut mesurer jusqu'à 22 centimètres de diamètre. Jeune, il est en forme de bouchon de champagne, puis il s’étale à maturité. Il est d'un brun très clair à brun foncé uniforme, non blanchâtre vers la marge. Par temps chaud, elle se craquelle sur toute sa surface, offrant le spectacle d'un quadrillage original.
Le pied jeune est ventru. A maturité, le pied s'élance et devient fusiforme, surtout quand il pousse dans l'herbe ou dans un épais tapis de feuilles. Celui-ci est entièrement réticulé d’un réseau blanchâtre sur fond roussâtre, d'où son nom de Bolet réticulé.
Sous le chapeau, les pores sont blancs, serrés et très fins dans leur jeunesse. Ils jaunissent, et enfin verdissent à maturité. La chair, ferme d'abord et rarement mangé par les vers, devient vite molle : sa longévité est d'autant plus courte que le temps est chaud et humide. Très parfumé, sa saveur est douce, voire un peu sucrée.

Le Cèpe des pins



C’est une espèce associée aux conifères (pin sylvestre notamment).
Son chapeau, très charnu et épais, est d’un brun-rouge assez sombre. Sa cuticule est mate, ou lubrifié à aspect gouaché quand il est jeune.
Le pied est trapu, un peu ventru. Il est presque complètement couvert de réticules ou de stries brun rougeâtre pâles.
Les pores sont blanc crème ou souvent jaunâtres d’emblée. Il peut, de ce fait, être confondu avec Boletus frangrans (Bolet odorant) dont la comestibilité est discutable, et dont les pores bleuissent légèrement à la pression.

L'art de bien traiter

 L'art de bien traiter

C'est en 1674 que parut (vingt ans après l'ouvrage de Bonnefons) un Art de Bien Traiter. Il est signé L. S. R. On pense avoir percé le mystère de ces initiales et l'on croit que ce sont celles de Rolland. Le sieur Rolland était officier de bouche de la princesse de Carignan. D'autres, il est vrai, l'appelllent Robert mais, quoi qu'il en soit, l'Art de Bien Traiter est intéressant. Car Rolland - ou Robert - se montre déjà plus raffiné que ses contemporains, et certaines de ses recettes sont originales, comme le cochon de lait au Père Douillet, les pieds de porc Sainte Menehould, dont il fut peut-être l'inventeur.
Une de ses formules assure que « le lard est l'âme de presque tous les meilleurs ragoûts ». Pour assaisonner les salades, il recommande l’huile de Nice et les vinaigres d'estragon, de roses, de framboises, d’œillets ou de sureau.

Toute l'Histoire de la Cuisine dans la page du même nom 

aaaaaaformage :Le Selles-sur-Cher


Parmi les quatre-vingt-dix fromages de chèvre que compte la France, le Selles-sur-Cher peut se vanter de figurer au tableau d'honneur du CNAOF (comité national des appellations d'origine des fromages) qui détermine et réglemente la production de 30 lauréats, dont cinq autres chèvres : le crottin de Chavignol, le Pouligny-saint- Pierre, le picodon, le sainte-maure de Touraine et le dernier sur la liste, le chabichou du Poitou.

N'y voyez pas là son seul  titre de gloire ! Né dans un territoire circonscrit autour de Selles-sur-Cher, paisible chef-lieu du Loir-et-Cher, il est un enfant du riche Val-de-Loire, jardin de la France, où prospèrent les chèvres... et les châteaux ! Sa fabrication traditionnelle est remarquable : d'abord, parce qu'un soin particulier est apporté au caillé, qui n'est pas brisé, pour donner une finesse incomparable à la pâte ; ensuite, ce petit disque aplati de forme tronconique, avoisinant les 150 g, est cendré avec une pulvérisation de poudre de charbon de bois. Ce qui lui donne une croûte d'un nouveau gris - bleuté. Son affinage n'excède pas trois semaines. La meilleure saison pour les déguster, comme tous les chèvres, va d’avril à octobre, quand les chèvres gambadent dans les champs.
Pour bien le choisir : la pâte est ferme ou toucher et dégage une légère odeur caprine. C'est évidemment au goût qu'il est le plus remarquable : une saveur de noisettes et une consistance fondante. Attention aux défauts les plus courantes : trop de sel et une croûte « mouillée », trop épaisse. Ne commettait pas adhérer vie en « l'épluchant », puisque c'est à cette croûte cendrée qu'il doit sa saveur particulière ! Servez-le avec un rouge léger de Touraine - Bourgueil - ou un blanc sec, sauvignon par exemple.
Et sur votre plateau : composez un plateau de chèvre à 100 % en jouant sur les origines : sainte-maure de Touraine, pélardon,  chavignol, rigotte de Condrieu, cabécou de Rocamadour. Ou varier les plaisirs avec une fourme de Laguiole, le savoyard beaufort et un Normand, comme le pavé d'Auge.

samedi 8 octobre 2011

Histoire du macaron

Le macaron, tel qu’on le connaît aujourd’hui est composé de 2 coquilles (à l’origine une seule coquille s’appelait macaron) assemblées par une ganache. Le biscuit à un fort goût d’amande et c’est la ganache qui lui donne une autre saveur : on colore les coquilles à l’aide de colorant alimentaire, généralement d’une couleur assortie au goût de la ganache. Sans colorant, le macaron a une couleur blanche mais le goût reste le même.




Calories : 113 calories pour un seul macaron
Protéines : 0g
Glucides : 14,3g
Lipides : 5 g.